Sur la Côte Vermeille, la baignade et le snorkeling se pratiquent souvent au-dessus d’herbiers de posidonie et de fonds coralligènes fragiles. Or une partie des crèmes solaires que nous portons finit dans l’eau, et certains de leurs composants posent question.
Le problème : deux filtres en cause
Deux filtres UV chimiques reviennent le plus souvent dans les analyses : l’oxybenzone et l’octinoxate. Des travaux scientifiques ont mis en évidence leur toxicité sur les larves de corail. Le signal a été jugé assez sérieux pour que plusieurs territoires interdisent, par précaution, la vente des crèmes qui en contiennent : l’archipel de Palau depuis 2020, l’État d’Hawaï depuis 2021.
Les effets en conditions réelles restent débattus et dépendent de la fréquentation. Mais sur un littoral protégé comme le nôtre, où chaque baie concentre déjà de nombreuses pressions, le principe de précaution a du sens.
Les bons réflexes
- Privilégiez les filtres minéraux (oxyde de zinc, dioxyde de titane) et les formules sans oxybenzone ni octinoxate.
- Appliquez la crème bien avant d’entrer dans l’eau, le temps qu’elle pénètre.
- Misez d’abord sur la protection physique : tee-shirt anti-UV, lycra, chapeau.
- Évitez d’en remettre juste avant un snorkeling ou une plongée.
Un geste parmi d’autres
La crème solaire n’est qu’un maillon. Dans la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls, déchets, ancrage et piétinement pèsent tout autant sur les herbiers de posidonie. L’idée reste la même : réduire son empreinte à chaque sortie.
Le réflexe MERveille
Sur le village du festival, les 23, 24 et 25 avril 2027, ces gestes seront expliqués au grand public, aux côtés des clubs et des scientifiques du territoire. Parce que protéger les fonds commence souvent à la surface.
Les connaissances sur les filtres UV évoluent ; en cas de doute (peau sensible, enfants), demandez conseil à un professionnel de santé.

